Maternelle : les questions que vous nous posez le plus souvent

Suivez-vous les programmes de l’Éducation nationale ?

Oui. Notre maternelle suit les programmes du cycle 1, dans leur version en vigueur depuis la rentrée 2025, qui recentre les apprentissages sur le langage et les premières constructions mathématiques. Ce qui distingue notre parcours n’est pas un écart au programme, c’est un renforcement, sur trois points : une exposition quotidienne à l’anglais, construite et non subie ; une culture scientifique renforcée, que nous commençons à installer dès la maternelle par l’observation, la description et la vérification ; et une préparation à l’entrée dans la lecture plus soutenue en grande section, ce que recouvre le nom de pré-CP.

Comment suivre les progrès de mon enfant en maternelle ?

Par deux voies complémentaires. Le carnet de réussite, organisé sous forme d’arborescence des apprentissages de la petite section au pré-CP, rend visibles les étapes franchies dans chaque domaine ; il vous est présenté deux fois dans l’année, lors des rencontres avec les enseignantes. Même si en maternelle le travail passe beaucoup par le jeu et la manipulation, donc par des activités qui ne laissent pas toujours de trace, les classeurs rentrent régulièrement à la maison : vous y voyez le travail écrit réalisé en classe et pouvez suivre concrètement les progrès de votre enfant.

Qu’est-ce que le pré-CP et comment prépare-t-il au CP ?

Nous appelons ainsi la grande section, non pour anticiper artificiellement les apprentissages formels, mais parce que cette année est un temps de consolidation décisif. L’écrit y occupe une place centrale : pré-lecture, pré-écriture, apprentissage de l’écriture cursive, travail sur des graphèmes simples et transparents, dont le lien avec le son est stable. L’oral conserve toute sa place : raconter, décrire, expliquer, argumenter. L’enjeu n’est pas de faire le CP en avance, mais d’y arriver disponible, pour aborder les sons complexes et les règles de l’orthographe sans avoir tout à découvrir en même temps.

Mon enfant me dit qu’il a joué toute la journée. Est-ce qu’il apprend vraiment ?

Il a joué, et il a appris, parce qu’à cet âge les deux ne s’opposent pas. La différence tient à l’accompagnement : une activité laissée à elle-même produit peu ; une activité accompagnée par un adulte qui relance, reformule et enrichit le langage produit beaucoup. Le deuxième volet de cette série reprend une journée entière, moment par moment.

Combien d’élèves y a-t-il par classe ?

Dix-huit à vingt élèves au maximum. Ce n’est pas un détail de confort. Ces petits effectifs garantissent une attention réelle pour chacun et, surtout, ils démultiplient les situations d’interaction et de langage : dans une classe de trente élèves, un enfant a mécaniquement beaucoup moins d’occasions de prendre la parole devant un adulte qui lui répond et le relance. Or c’est exactement là que se joue l’essentiel en maternelle, comme nous l’expliquions dans le premier volet de cette série.

Qu’entendez-vous par « bilingue », et quel niveau vise-t-on ?

En maternelle, l’anglais fait partie de la vie quotidienne de la classe. Nos enseignants s’appuient sur deux approches complémentaires, le Task-Based Learning et l’Active Learning de Cambridge International : les enfants apprennent la langue en situation, en l’utilisant pour jouer, échanger, relever un défi ou mener un petit projet.
L’anglais n’est donc pas appris comme une matière isolée, mais comme une langue que l’on utilise pour agir et communiquer. Chaque enfant progresse à partir de son propre niveau : qu’il découvre l’anglais ou qu’il soit déjà anglophone ou bilingue, les activités et les attentes sont adaptées pour lui permettre de continuer à progresser.
Et à la fin du primaire ? Pour un enfant qui apprend l’anglais comme langue supplémentaire et qui commence son parcours à iféa dès la petite section, nous visons au minimum le niveau A2 en fin de CM2, certains élèves pouvant aller bien au-delà. A2 correspond au niveau le plus élevé de la gamme Cambridge English Young Learners.
Pour un enfant déjà anglophone ou bilingue, cette échelle n’est pas notre seule référence : comme dans un cursus anglophone, l’enjeu est de continuer à enrichir sa langue, développer son vocabulaire, sa compréhension et son expression, à l’oral comme progressivement à l’écrit, avec des attentes adaptées à son âge et à son niveau.

Mon enfant ne dit toujours pas un mot d’anglais alors qu’il évolue dans un environnement bilingue. Est-ce inquiétant ?

Non, et cela peut même être attendu. La compréhension précède la production, et le rythme varie beaucoup d’un enfant à l’autre. Cette phase de réception silencieuse est fréquente et, lorsqu’elle s’inscrit dans le développement habituel de l’enfant, elle n’a rien d’inquiétant : votre enfant chantera avant de parler et nommera avant de construire des phrases.
Par ailleurs, la place que l’anglais prend à la maison compte beaucoup. Pour que le bilinguisme s’installe, l’anglais ne doit pas s’arrêter à la porte de l’école ni rester une matière scolaire parmi d’autres. Rassurez-vous, il n’est pas nécessaire de parler anglais vous-même : reprendre avec votre enfant la comptine qu’il chante depuis la rentrée, feuilleter un album en anglais même sans le lire mot à mot, lui demander comment on dit tel objet et le laisser vous l’apprendre suffit à lui montrer que cette langue sert en dehors de la classe.

Mon enfant évolue déjà dans un environnement bilingue à la maison, mais il refuse de parler et d’entendre l’une de ses deux langues. Que faire ?

C’est fréquent, et le plus souvent passager. Beaucoup d’enfants de familles bilingues traversent une période où ils rejettent l’une des deux langues, répondent systématiquement dans l’autre et demandent qu’on ne l’emploie plus avec eux. Notre conseil est de persévérer : continuez de vous adresser à votre enfant dans cette langue. Il comprend, il continue de l’emmagasiner, et il se mettra à la parler spontanément, du jour au lendemain, quand il s’en sentira prêt.

Y a-t-il des sorties scolaires pour les tout petits ?

Oui, environ une par période. Nous faisons en sorte qu’elles soient menées dans les deux langues et qu’elles restent, autant que possible, à proximité de l’école, même s’il nous arrive d’aller un peu plus loin.

Y a-t-il des devoirs en maternelle ?

Aucun devoir n’est envoyé à la maison. En revanche, les classeurs de travaux rentrent régulièrement, pour que vous puissiez voir ce que votre enfant réalise en classe.

Y a-t-il des écrans en classe ?

En petite et moyenne section, nous faisons le choix de ne pas recourir aux écrans au quotidien, afin de préserver un maximum de temps pour l’action, l’exploration du réel et les interactions. S’agissant des langues, un support diffuse mais ne répond pas : à cet âge, l’essentiel se joue dans l’échange avec un adulte présent. L’outil numérique intervient à partir du pré-CP, de façon raisonnée et proportionnée à l’âge.

Et la sieste en début de maternelle ?

Le besoin de sommeil ne se décrète pas : il varie beaucoup d’un enfant à l’autre. Nous préférons donc partir du rythme réel de chaque enfant plutôt que d’appliquer une règle uniforme.
En petite section, tous les enfants sont installés pour la sieste après le déjeuner. À cet âge, le besoin de repos reste important et un enfant fatigué est moins disponible pour apprendre. Pour autant, nous n’obligeons jamais un enfant à dormir : s’il ne s’endort pas, il se repose un moment puis rejoint des activités calmes. Nous échangeons avec les familles sur la façon dont ce temps se passe et nous ajustons si le rythme de l’enfant évolue.
En moyenne section, la sieste n’est plus prévue de façon systématique. Elle peut néanmoins rester possible, à titre exceptionnel, lorsqu’un enfant manifeste un réel besoin de sommeil, à condition bien sûr que son rythme à la maison soit adapté.
Les enfants de moyenne section bénéficient en revanche d’un temps calme avant de reprendre les apprentissages. L’après-midi reste en effet un véritable temps de classe : pendant que les petites sections dorment, les moyennes sections travaillent en très petit groupe, dans des conditions particulièrement favorables aux échanges, à l’attention et aux apprentissages. Un enfant qui dort l’après-midi ne peut donc pas bénéficier de ces temps de travail.

Mon enfant n’est pas encore propre. Est-ce un obstacle ?

Tous les enfants n’acquièrent pas la propreté au même âge, et un enfant qui a encore quelques accidents, en particulier pendant les premières semaines, est accueilli et accompagné sans que cela devienne un sujet devant le groupe. Nous demandons simplement aux familles de fournir des vêtements de rechange.
Nous avons fait un choix qui aide beaucoup les enfants à cet âge : les toilettes se trouvent dans la classe. Votre enfant peut donc y aller aussi souvent qu’il en a besoin, sans attendre un horaire collectif. Les adultes l’y invitent régulièrement et l’accompagnent, mais nous ne pratiquons pas le passage aux toilettes ritualisé, à heure fixe et pour tout le groupe, qui met en difficulté les enfants dont la propreté n’est pas encore assurée.
En revanche, nous ne pouvons pas accueillir un enfant qui porte encore des couches, y compris pour la sieste seulement : nous n’avons ni les locaux ni la possibilité de changer les enfants. De la même manière, un enfant qui n’a pas commencé cet apprentissage et se souille plusieurs fois par jour ne peut pas faire sa rentrée en septembre : ce ne serait tenable ni pour lui, ni pour la classe. Nous en parlons avec vous bien avant la rentrée, sans dramatiser, pour trouver ensemble la meilleure solution.

Comment se passe le passage en CP ?

C’est l’un des points forts de Katherine Johnson. Le pré-CP et le CP forment une classe à double niveau : les élèves y retrouvent le même fonctionnement, les mêmes enseignants et la même salle de classe. La liaison ne se limite donc pas à quelques visites en fin d’année, elle est vécue au quotidien, et la transition se fait en totale douceur. Votre enfant poursuit ensuite son parcours jusqu’au CM2 dans la même école, puis vers le collège.