
Que fait votre enfant pendant une journée en maternelle (petite ou moyenne section)?
Une journée de maternelle est parfois difficile à lire de l’extérieur. On voit des enfants jouer, manipuler, courir, écouter une histoire ou travailler autour d’une table. Peu de moments ressemblent à l’image traditionnelle d’une « leçon ».
C’est précisément ce qui fait la particularité de ces premières années d’école.
Plutôt que de reprendre la journée heure par heure, nous avons choisi d’en regarder les grands moments. Ils ne sont pas présentés ici dans leur ordre chronologique : certains reviennent plusieurs fois dans la journée, notamment les ateliers et les récréations. Mais tous répondent au même principe : à trois ou quatre ans, on apprend aussi dans les moments qui ressemblent le moins à un cours.
L’accueil en maternelle : prendre ses repères
Pour un enfant de petite section, franchir la porte de l’école est déjà un apprentissage.
Quitter son parent, retirer son manteau, l’accrocher, ranger son sac, retrouver la classe : ces gestes qui paraissent anodins construisent peu à peu l’autonomie et les repères.
C’est aussi le premier échange de langage de la journée. L’enfant salue, répond à une question, raconte parfois quelque chose de sa soirée ou de son week-end. L’adulte écoute, reformule, relance.
Les premières semaines demandent naturellement davantage d’attention. Certains enfants entrent dans la classe sans hésiter dès les premiers jours ; d’autres ont besoin de temps. L’objectif n’est pas de précipiter cette séparation, mais de la rendre prévisible : retrouver le même adulte, les mêmes gestes, le même rituel d’entrée.
Et lorsqu’une matinée a été difficile, nous le disons aux parents. Un parent rassuré aide aussi son enfant à l’être.

L’accueil, un rituel en temps anglophone avec son étiquette de présence.
Les rituels du matin en anglais et en français
Vient ensuite le rituel du matin.
La classe se retrouve. On fait l’appel, on regarde la date et la météo, on compte les présents et les absents. Peu à peu, l’enfant comprend où il est dans la journée, dans la semaine, dans le groupe.
À Katherine Johnson, ce rituel est mené alternativement en français et en anglais. Les situations restent les mêmes : ce sont les mots qui changent. Cette répétition dans les deux langues permet aux enfants de retrouver des repères connus, d’enrichir leur vocabulaire et d’oser progressivement prendre la parole.
Car c’est aussi cela, le rituel : un espace où chacun peut parler devant les autres dans une situation suffisamment familière pour ne pas avoir peur de se tromper.

Les rituels en français avec leur enseignante francophone..

Les rituels en anglais, avec leur enseignante anglophone.

Chanson en anglais pour mémoriser les parties du corps
Les ateliers en maternelle: apprendre en petit groupe
Les ateliers ne sont pas une activité parmi d’autres. Ils constituent véritablement l’ossature de la journée.
Ils reviennent plusieurs fois, le matin comme l’après-midi, et les enfants passent successivement par différentes propositions.
Lorsque les ateliers sont dirigés par les professeurs, c’est le moment de découvrir une notion nouvelle, de chercher, d’essayer, d’être repris ou encouragé. D’autres sont réalisés en autonomie : l’enfant reprend alors une activité qu’il connaît déjà et apprend à aller au bout seul ou avec d’autres.
Nous proposons également des activités individuelles de manipulation adaptées au niveau de chacun. Lorsqu’une étape est maîtrisée, l’enfant peut passer à une tâche plus complexe.
Cette organisation en petits groupes permet de ne pas demander exactement la même chose, au même moment, à tous les enfants. Au fil d’une journée, ils alternent donc mathématiques, français, découverte du monde, activités artistiques, temps accompagnés et moments où ils apprennent à faire seuls.

Atelier dirigé de mathématiques en français.
La lecture d’un album trouve naturellement sa place dans ces temps de classe. C’est un moment calme, bien sûr, mais pas seulement : écouter une histoire, comprendre ce qui arrive aux personnages, anticiper, retrouver des mots déjà entendus participe pleinement au travail du langage.

Lecture d’album en français.
L’après-midi offre par ailleurs une situation particulière : pendant que les petites sections dorment, les moyennes sections se retrouvent en groupe réduit. Ce temps permet de proposer des activités qui demandent davantage d’attention, de langage ou de manipulation, avec des échanges plus nombreux entre l’enseignant et chaque enfant.
Bouger, mais pas seulement se dépenser : le temps de la motricité
La motricité occupe une place quotidienne et importante.
À cet âge, bouger permet évidemment de courir, sauter, lancer, grimper ou trouver son équilibre. Mais une séance de motricité travaille aussi autre chose : écouter une consigne, attendre, adapter son geste, recommencer, coopérer avec les autres.
C’est pourquoi il ne s’agit pas simplement de laisser les enfants « se défouler ». Les parcours et les règles évoluent au fil de l’année afin que l’enfant mobilise à la fois son corps, son attention et sa capacité à agir avec les autres.
À Katherine Johnson, ces séances suivent également un planning qui alterne professeur francophone et professeur anglophone. Le vocabulaire est ainsi repris directement dans l’action, au moment où il prend tout son sens.

Equilibre, coordination, écoute des consignes sont travaillés tous les jours.
La récréation aussi apprend quelque chose
La récréation est indispensable pour bouger, respirer et jouer librement. Mais elle est aussi l’un des lieux où les apprentissages sociaux deviennent très concrets.
Comment entrer dans un jeu déjà commencé ? Attendre son tour ? Accepter de perdre ? Dire que l’on n’est pas d’accord sans pousser ou crier ? Se faire comprendre par un camarade ?
Ces situations ne peuvent pas toutes être enseignées à l’avance. Elles se vivent.
Les adultes sont donc présents pour observer et intervenir lorsque c’est nécessaire, notamment pour aider un enfant à mettre des mots sur une situation qu’il ne sait pas encore résoudre seul.
Le déjeuner, la sieste et le temps calme
À Katherine Johnson, chaque enfant vient avec sa lunch box.
Là encore, le repas n’est pas simplement une parenthèse dans la journée : ouvrir sa boîte, utiliser ses couverts, organiser son repas, discuter avec ses voisins puis débarrasser sont autant de petits gestes d’autonomie et de vie collective.
Les petites sections font ensuite la sieste. À partir de la moyenne section, elle n’est plus systématique, sauf lorsqu’un enfant en a réellement besoin. Nous privilégions alors un temps calme : une histoire, de la musique douce, quelques exercices de relaxation, un dessin ou un jeu tranquille.
Ce moment permet de ralentir après le déjeuner et la récréation avant de reprendre progressivement les activités de l’après-midi.
Et après la classe ?
La journée peut se poursuivre par le temps périscolaire, avec un goûter puis un atelier artistique en anglais. Les horaires et les modalités pratiques ont davantage leur place dans notre foire aux questions que dans cet article.
Ce qui compte ici est ailleurs : pour un enfant de trois ou quatre ans, la cohérence de la journée repose sur la continuité entre tous ces moments.
La classe, les ateliers, la cour, le déjeuner ou le périscolaire ne sont pas des univers séparés. Les adultes changent parfois, les activités aussi, mais les repères et les exigences restent les mêmes.
Et une autre chose apparaît lorsqu’on regarde cette journée dans son ensemble : l’anglais n’a pas de case réservée.
Il apparaît dans le rituel, dans certains ateliers, dans la motricité ou encore dans le temps périscolaire.
C’est précisément cette place de l’anglais en maternelle, et la manière dont elle évolue avec l’âge, que nous aborderons dans le prochain volet de cette série.
Vous pouvez aussi consulter notre premier article sur pourquoi l’école maternelle est-elle si importante pour votre enfant.
Les inscriptions pour la maternelle de notre école iféa de Bois-Colombes sont déjà ouvertes !